corn islandNew amazing film by Georgian Girogi Ovashvili. Actuellement au cinéma Grutli, Genève.

Swollen up by the spring inundation, the river falls down on the lowlands and before eventually throwing rocks and silts in the sea, gathers them here and there in the middle of the river. In several days, even sometimes overnight, in these shoals rather large islands are created. Soil of such an island is rich and fertile. An old man and its young grand-daughter decide to grow corn on this island. But soldiers pass by.

Un vieux paysan s’installe sur une île au milieu de la rivière Inguri qui marque la frontière entre Géorgie et Abkhasie. Il est accompagné de sa petite-fille de 16 ans. Ensemble, ils vont semer, puis récolter le maïs. Le vieil homme est peu disert, la jeune fille découvre la beauté, mais aussi la dureté de la nature.

Une sublime allégorie de la vie, filmée avec une extrême simplicité qui souligne l’âpreté de la nature et sa beauté. Une extraordinaire étude psychologique aussi: peu de mots sont échangés entre les deux personnages. Mais le lien intense qu’ont les deux protagonistes avec la nature qui les entoure sera troublé par les visites impromptues des gardes frontières des deux bords.

«Corn Island», le deuxième film du Géorgien George Ovashvili (The Other Bank) a gagné le Crystal Globe, grand Prix du 49e festival international de Karlovy Vary en Tchéquie ainsi que le Prix du jury oecuménique. Dans ses remerciements, le réalisateur a salué, entre autres, ses producteurs qui lui ont laissé une totale liberté. Le film a par ailleurs été soutenu par le fonds suisse Visions Sud Est. L’intrigue se déroule sur une île éphémère située sur une rivière séparant la Géorgie et l’Abkhasie, où un vieil homme s’installe avec sa petite-fille. Tous deux construiront une hutte afin de rendre ce no man’s land habitable, puis ils planteront le maïs. Leur quiétude est parfois troublée par des hommes en uniforme de l’un ou l’autre pays.

A propos du film, le jury oecuménique souligne que «nous sommes invités à réfléchir sur l’importance de l’harmonie entre l’homme et la nature, ainsi que sur le respect et l’attention portés aux autres». Pour le Mitteldeutsche Zeitung, «Le Christ est venu à Eboli, de Francesco Rosi, vient tout naturellement à l’esprit. Un classique du cinéma. Dans «Corn Island» aussi, on parle de nature primitive imprévisible, de pauvreté, de privation, de force qui se perd et de fierté. On n’est pas prêt d’oublier la façon dont Ovashvili a mis en images le cours de l’existence».

Le film sortira sur les écrans suisses dans le courant de l’année 2015.

Lire sur le film https://www.trigon-film.org/fr/movies/Corn_Island

“Une poésie et une puissance d’évocation rares, presque oubliées depuis l’époque du muet.” Norbert Creutz, Le Temps

“Avec ses images splendides et ses silences médidatifs, ce film joue au plus profond de la vraie vie.” Geneviève Praplan, Echo Magazine

“Amateurs de cinéma trépidant et verbeux, passez votre chemin! Ici, tout n’est que poésie contemplative dans un film qui cultive sa différence tout en touchant à l’universel. La mise en scène, elle, est une pure merveille!” Pascal Busset, TV8

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